Il courait maintenant. Il fallait qu’il le retrouve. La panique commençait à l’envahir à mesure que la lumière du jour déclinait. Le petit s’était enfui. Il se cachait quelque part dans ce champ de blé. Ce même champ qui lui avait permis de se cacher tant de fois lorsqu’il espionnait ses prochaines cibles. À ce moment précis, il n’était pas en mesure d’en apprécier l’ironie.

S’il ne retrouvait pas rapidement ce garçon, Dieu sait ce qu’il allait advenir. Si quelqu’un d’autre le trouvait, il ne faudra pas beaucoup de temps à la police pour venir fouiner par ici. Dans le cas contraire, il y a de fortes chances que le froid de la nuit règle une partie du problème. Malheureusement, il lui faudra encore trouver le corps en premier demain. Trop de choses pourrait mener à lui. Non, il fallait qu’il le retrouve maintenant. Il avait encore tant à faire avec lui. C’était trop tôt pour qu’il disparaisse.

Ses pensées envisageait déjà les pires scénarios. Si le petit était retrouvé par un autre, l’enquête se tournerai rapidement dans sa direction. Il faudrai qu’il nettoie la maison et qu’il se débarrasse de tout ce qui pourrait le gêner. Il ne faudrai surtout pas donner envie à la police de faire des recherches trop poussées sur son terrain. Ce n’était pas le premier fugueur qui avait atterrit chez lui.

Heureusement, il habitait dans un coin peu fréquenté. Il y avait peu de chance que le garçon tombe sur quelqu’un ce soir. Personne n’emprunte ces routes.